Confédération Nationale Défense de l'Animal - Réseau des refuges indépendants

Des chevaux et poneys victimes d'un « challenge macabre »

Défense de l’Animal en appelle à la vigilance des propriétaires d’équidés

10 août 2020

AttentionChevaux

Depuis un an environ, une trentaine d’équidés sont victimes d'acte d'une grande barbarie dans plusieurs départements français. Et ce challenge macabre s'amplifie cet été. La Somme, le Puy-de-Dôme, l'Aisne, la Vendée, la Moselle, la Loire, l’Eure-et-Loire, la Seine-Maritime, la Sarthe, les Deux-Sèvres, le Jura, l’Oise, la Saône-et-Loire ou le Lot sont concernés. Les animaux sont mutilés, l'oreille droite coupée, et retrouvés morts.

Compte tenu de la gravité des actes commis, des enquêtes sont en cours. Dans une note datée du 30 juin, le Service central du Renseignement territorial s'inquiétait de la recrudescence du phénomène. Les gendarmes s'orienteraient vers la piste d'un challenge macabre ou rite satanique. Même si cette hypothèse n'est pas encore confirmée, Défense de l'Animal en appelle à la vigilance des propriétaires et à la solidarité de tous pour éviter que de nouveaux drames se reproduisent.

 

 

Des attaques en séries

attentionchevauxDimanche 17 mai, un poney était retrouvé mort avec l'oreille coupée, à Berny-en-Santerre dans la Somme. Et ce n'est malheureusement pas un acte isolé. Trois jours plus tôt, dans le même département, une jument subissait la même barbarie.
En avril, c'est dans l'Aisne que l'horreur se produisit. La propriétaire d'une jument la retrouvait égorgée avec l'oreille coupée. En début d'année, un cheval prénommé Gold appartenant au lycée agricole de Château-Salins, en Moselle, était lui aussi victime de cette odieuse attaque.

Le week-end du 8-9 août près de Cluny en Saône-et-Loire. Oreille coupée, une pouliche d'un an et demi a été retrouvée morte par ses propriétaires, lacérée au niveau de l'encolure et mutilée au niveau de l'appareil génital. Ce dernier acte barbare rappelle la mort d'un autre équidé le mois dernier dans l'Oise.

Le week-end du 22-23 août, un veau a été retrouvé mort et mutilé dans la Sarthe, une jument dans le Deux-Sèvres, tandis que deux juments ont été retrouvées mutilées dans le Jura.

Derniers exemples macabres en date dans l’Yonne et en Saône et Loire cette semaine. Cependant, l’enquête avance avec l’élaboration d’un premier portrait robot d’un des agresseurs présumés. En début de semaine, le président d'un refuge à Villefranche-Saint-Phal, dans l'Yonne, a été agressé par des individus qui venaient de mutiler l'un de ses chevaux et deux poneys et a pu livrer aux autorités ce portrait robot, qu’il convient de diffuser.

Portrait robot

 

Selon plusieurs signalements et plaintes déposés par des propriétaires de chevaux, d'autres cas ont été recensés l'année dernière.
Le procureur de la République de Laon contacté par France 3 (> Consultez l’article) assure que les enquêteurs des différents départements touchés poursuivent l'enquête et travaillent ensemble afin d'identifier le ou les auteurs.

La gendarmerie nationale a demandé à l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp) de venir appuyer les brigades locales.

Soyons vigilants

Défense de l'Animal partage l'inquiétude des propriétaires de chevaux et en appelle à une grande vigilance.

Ces attaques sont à prendre au sérieux et ne doivent pas être minimisées. Dans leurs prés, les animaux sont des cibles faciles. Les nombreux propriétaires d’équidés, traumatisés par ces actes sordides et cruels, conseillent de protéger les animaux en les rentrant la nuit, rapprocher les animaux le plus possible des habitations pour les garder à l'œil ou par la mise en place de vidéosurveillance.

 

> Si vous êtes témoin d’un acte de maltraitance, que vous constatez des comportements anormaux des personnes alentour ou si vous pensez qu’un animal est en danger : prévenez les autorités (Gendarmerie, police ou services vétérinaires de la Direction Départementale de la Protection des Populations – DDPP) et appelez le 17 ou le 112.

> Pour les propriétaires de chevaux : Mise en place d’un numéro gratuit, le 0800 738 908.

N'intervenez jamais au risque de mettre votre intégrité en danger.

> Retrouvez les recommandations de la Gendarmerie nationale

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> Défense de l'Animal mobilise son réseau d'associations

Aujourd'hui, face à ce qui ressemble de plus en plus à une compétition sauvage, elle met en œuvre l'union de ses forces pour stopper ces attaques immondes.
Afin de protéger les animaux et d'éviter que de nouveaux drames se reproduisent, Défense de l'Animal lance l'opération IRES (Informations et Renseignements Équidés Suppliciés) consistant en la mise en alerte de l'ensemble de son réseau. Forte de ses 270 associations réparties dans 97 départements et territoires et la présence de milliers de bénévoles, elle souhaite apporter une aide majeure dans l'avancement des investigations et permettre de mettre un terme rapide à ces atrocités.

« Parce qu'être citoyen c'est aussi participer au maintien d'une société apaisée et dans laquelle il fait bon vivre, chacun et chacune d'entre nous doit contribuer à faire cesser les violences intolérables dont sont victimes les équidés depuis plusieurs semaines. » Valérie Romano, présidente de Défense de l'Animal.

chevaux danger

Comment agir ? chaque citoyen peut être un précieux soutien pour stopper ces violences et aider à faire progresser les enquêtes en témoignant ou même en apportant des pièces à conviction (photo, vidéo, témoignage…) lorsque cela est possible.
Les associations membres du réseau Défense de l'Animal sont appelées à diffuser massivement l'information auprès des visiteurs grâce à une affiche diffusée au sein des refuges, mais également auprès de la presse locale ainsi que sur les réseaux sociaux.