Confédération Nationale Défense de l'Animal - Réseau des refuges indépendants

Chasseurs versus Protecteurs des animaux

Défense de l’Animal dénonce une surenchère et des méthodes d’intimidation inadmissibles !

21 août 2020

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Ces dernières semaines, les tensions entre chasseurs versus parlementaires, membres du Gouvernement et protecteurs des animaux s'intensifient, notamment lors des trop nombreuses interventions du président de la Fédération nationale des Chasseurs dans les médias.


Mise en demeure de la France par la Commission européenne sur la chasse à la glu, renard retrouvé mort sur le capot d'un défenseur de la nature, pressions pour être reçus par les Ministres, pressions contre les parlementaires signataires du Référendum pour les animaux ou encore propos virulents et obsolètes visant à faire passer les chasseurs pour les premiers écologistes et ruraux de France, les exemples et les surenchères médiatiques de la part des chasseurs ne manquent pas, mettant toujours plus le feu aux poudres !
Á croire que face à une opinion publique qui rejette de plus en plus l'accaparement de la nature par les chasseurs, ceux-ci se sentent menacés au point de mordre et de dire et faire n'importe quoi !

77 % des français sont favorables à l'interdiction de la chasse à courre et du déterrage des renards et des blaireaux – sondage IFOP, 29 juillet 2020 

 

NOUVELLES INTIMIDATIONS DES CHASSEURS CE VENDREDI
intimidation-assos[2]-1Une nouvelle étape vient d'être franchie ce vendredi 21 août par la Fédération Départementale de la Chasse de la Drôme et des associations d'éleveurs qui manifestent contre les Réserves de vie sauvage® de l'ASPAS – association pour la Protection des Animaux Sauvages.

L'ASPAS, grâce au soutien de ses donateurs, est, à ce jour, propriétaire de 700 hectares de zones naturelles dans la Drôme. L'objectif de ces réserves « est de protéger la biodiversité qui rend notre vie à tous possible ».
Mais ce n'est pas du goût des chasseurs qui dénoncent cette fois « l'acquisition et la création de Réserves de Vie Sauvage qui met en danger les activités sociales, culturelles et économiques de nos territoires ruraux. ».
Pour rétablir la vérité sur les faits, l'ASPAS s'explique, « Il ne s'agit pas pour l'ASPAS de réensauvager chaque recoin de France, ou de la Drôme, mais de garantir à la nature un maillage d'espaces vraiment protégés, alliés à des formes d'exploitations forestières non violentes, des agricultures paysannes hospitalières pour la vie sauvage, au sein d'un projet de société sobre et solidaire. Garantir à la nature des espaces protégés sur le long terme, c'est en faire profiter l'ensemble de la communauté du vivant, dont fait partie intégrante l'espèce humaine. »

> Voir l’article de l’ASPAS


Défense de l'Animal, mobilisée contre les dérives de la chasse, apporte son soutien à l'ASPAS ainsi qu'à toute autre organisation de protection des animaux et de la nature qui se bat contre la souffrance, pour le bien-être animal et le respect du vivant.

Défense de l'Animal dénonce également cette surenchère et ces méthodes d'intimidation inadmissibles de la part des chasseurs ou du moins d'une partie d'entre eux ! Si les chasseurs ne sont ni les premiers écologistes de France, ni les meilleurs représentants du monde rural, combien de chasseurs se reconnaissent encore dans les propos calomnieux et virulents de leur président ?